Delphine De Girardin

citation Delphine de Girardin
Lire ses citations / écrivaine française, 1804 - 1855

Delphine de Girardin, née Gay le 24 janvier 1804 à Aix-la-Chapelle, et morte le 29 juin 1855 à Paris, est une écrivaine et journaliste française. Elle connut au sortir de l'adolescence une véritable gloire ; sa beauté, ses dons poétiques lui valurent le surnom de Muse de la patrie. Grâce à sa mère qui recevait beaucoup, elle fit la connaissance de l'élite du début du XIXe siècle. Elle fut l'amie d'enfance de Napoléon III.En 1822, Alfred de Vigny s'éprend d'elle. C'est l'année où elle obtint un prix académique pour un petit poème intitulé : les Soeurs de sainte Camille ; elle publia alors des meilleurs morceaux poétiques : Madeleine, Ourika (1824) ; le Bonheur d'être belle (1825) ; le Sacre de Charles X, qui lui valut une pension ; la Mort de Napoléon, la Mort du général Foy, qui lui attribuèrent les sympathies des libéraux.Ces premiers vers, qu'on trouve réunis dans Essais poétiques (1824) et Nouveaux essais poétiques (Canel, 1825), se font remarquer par une élégance brillante et classique.En 1826-1827, elle fit un voyage en Italie, et fut couronnée au Capitole. Elle composa de nouvelles poésies élégiatiques : le Retour, Palerme, le Dernier jour de Pompéi, et surtout Napoline (1833), qui dénote l'influence de Musset.Le 1er juin 1831, elle épousait Emile de Girardin (1806-1882), journaliste, fondateur de La Presse et député de Bourganeuf (Creuse). Dès lors son salon éclipsa celui de sa mère. En tête de liste des habitués, figuraient Victor Hugo, Alfred de Musset, Théophile Gautier, Frédéric Soulié, la duchesse d'Abrantès, Marceline Desbordes-Valmore, Louis Ganderax, Alphonse de Lamartine, Jules Janin, Jules Sandeau, Franz Liszt, Alexandre Dumas (père), George Sand, Fortunée Hamelin.Elle se montra pour son mari une collaboratrice précieuse, publiant dans la Presse des articles de critique d'une malice vive et spirituelle : telles furent les Lettres parisiennes, qui sous le pseudonyme du vicomte de Launay parurent de 1836 à 1847 en feuilleton. Amie de Balzac, admirant sincèrement son oeuvre, elle lui consacra en 1836 un petit livre flatteur : la Canne de Monsieur de Balzac. Douée de beaucoup d'esprit, sans être dénuée d'une grâce mélancolique, Madame de Girardin, fut traitée en reine par les plus grands écrivains de son temps. Un cancer a emporté vers la cinquantaine cette muse si prolifique.

Source : http://mesnil.saint.denis.free.fr
On ne réussit dans le monde que par ses défauts.
Lettres parisiennes, le 28 mai 1840.
Le monde appartient aux esprits courageux.
Lettres parisiennes, le 24 mai 1837.
Le prix d'une chose, c'est l'idée qu'on y attache.
Lettres parisiennes, le 24 mai 1837.
Vive la science des ignorants ! elle est limpide
Lettres parisiennes, le 10 août 1839.
Plaire n'est qu'un jeu.
Poésies, Napoline (1833)
L'instinct vaut quelquefois mieux que l'expérience.
Monsieur le marquis de Pontanges (1835)