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Nos citations sur les femmes

De tout temps, la Femme fut un sujet qui fît couler beaucoup d'encre, elle fût la muse qui inspirât bien des écrivains, poètes et peintres en tout genre.
Femme, objet de désir, est au centre de tant de poèmes et de chansons. "Béate d'être tenue et guidée, elle ignorait le monde, écoutait le bonheur dans ses veines, parfois s'admirant dans les hautes glaces des murs, élégante, émouvante, exceptionnelle, femme aimée..." (Belle du Seigneur)

Si vous cherchez des citations sur les femmes, d'Alfred de Musset (qui ne badine pas avec l'amour...) à Sacha Guitry (notre expert national de la galanterie et de la misogynie...), vous êtes au bon endroit ! Célébrez la féminité avec nos plus beaux proverbes, et régalez-vous des bons mots de nos auteurs à propos des femmes.
Bien sûr, nous proposons également des citations sur les hommes !
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Femme - Le choix de la rédaction

Le miracle de l'amour, ce n'est pas d'aimer un homme ou une femme : c'est de s'aimer soi-même juste assez pour être capable d'aimer vraiment une autre personne. Roger Fournier
Pierre Corneille
Qu'une femme hargneuse est un mauvais voisin ! Pierre CorneilleLa Galerie du Palais, p.104, in Théâtre complet
La femme n'est pas une poule. Mais peut-on être un homme sans être un petit coq ? Serge BouchardLa fin du mâle, p.112, De la fin du mâle, de l'emballage et autres lieux communs
Honoré de Balzac
Une femme de trente ans a d'irrésistibles attraits pour un jeune homme; et rien de plus naturel, de plus fortement tissu, de mieux préétabli que les attachements profonds dont tant d'exemples nous sont offerts dans le monde entre une femme comme la marquise et un jeune homme tel que Vandenesse. En effet, une jeune fille a trop d'illusions, trop d'inexpérience, et le sexe est trop complice de son amour, pour qu'un jeune homme puisse en être flatté; tandis qu'une femme connaît toute l'étendue des sacrifices à faire. Là, où l'une est entraînée par la curiosité, par des séductions étrangères à celles de l'amour, l'autre obéit à un sentiment consciencieux. L'une cède, l'autre choisit. Ce choix n'est-il pas déjà une immense flatterie? Armée d'un savoir presque toujours chèrement payé par des malheurs, en se donnant, la femme expérimentée semble donner plus qu'elle-même; tandis que la jeune fille, ignorante et crédule, ne sachant rien, ne peut rien comparer rien apprécier; elle accepte l'amour et l'étudie. L'une nous instruit, nous conseille à un âge où l'on aime à se laisser guider, où l'obéissance est un plaisir; l'autre veut tout apprendre et se montre naïve là où l'autre est tendre. Celle-là ne vous présente qu'un seul triomphe, celle-ci vous oblige à des combats perpétuels. La première n'a que des larmes et des plaisirs, la seconde a des voluptés et des remords. Pour qu'une jeune fille soit la maîtresse, elle doit être trop corrompue, et on l'abandonne alors avec horreur; tandis qu'une femme a mille moyens de conserver tout à la fois son pouvoir et sa dignité. L'une, trop soumise, vous offre les tristes sécurités du repos; l'autre perd trop pour ne pas demander à l'amour ses mille métamorphoses. L'une se déshonore toute seule, l'autre tue à votre profit une famille entière. La jeune fille n'a qu'une coquetterie, et croit avoir tout dit quand elle a quitté son vêtement; mais la femme en a d'innombrables et se cache sous mille voiles; enfin elle caresse toutes les vanités, et la novice n'en flatte qu'une. Il s'émeut d'ailleurs des indécisions, des terreurs, des craintes, des troubles et des orages, chez la femme de trente ans, qui ne se rencontrent jamais dans l'amour d'une jeune fille. Arrivée à cet âge, la femme demande à un jeune homme de lui restituer l'estime qu'elle lui a sacrifiée ; elle ne vit que pour lui, s'occupe de son avenir, lui veut une belle vie, la lui ordonne glorieuse ; elle obéit, elle prie et commande, s'abaisse et s'élève, et sait consoler en mille occasions, où la jeune fille ne sait que gémir. Enfin, outre tous les avantages de sa position, la femme de trente ans peut se faire jeune fille, jouer tous les rôles, être pudique, et s'embellit même d'un malheur. Entre elles deux se trouve l'incommensurable différence du prévu à l'imprévu, de la force à la faiblesse. La femme de trente ans satisfait tout, et la jeune fille, sous peine de ne pas être, doit ne rien satisfaire. Ces idées se développent au coeur d'un jeune homme, et composent chez lui la plus forte des passions, car elle réunit les sentiments factices créés par les moeurs, aux sentiments réels de la nature. Honoré de BalzacLa femme de trente ans, p.148

Pour en savoir plus

Ce qui ressort des différentes pensées philosophiques sur les femmes, c'est leur misogynie : Aristote condamnait en son temps, l'excessive liberté des femmes spartiates et considérait les femmes comme un vulgaire "réceptacle" à la substance fécondante du mâle ; des décennies plus tard, Arthur Schopenhauer écrivait dans son essai sur les femmes en 1851 : "Il ne devrait y avoir au monde que des femmes d'intérieur, appliquées au ménage, et des jeunes filles aspirant à le devenir, et que l'on formerait non à l'arrogance, mais au travail et à la soumission".
 
Du chemin a été parcouru avant que les auteurs ne considèrent plus la femme comme simple animal reproducteur et s'intéressent aux relations avec le genre masculin. Pendant longtemps elle fut considérée comme ayant comme rôle principale : fonder une famille, assurer le bonheur et le bien-être de leur mari. A l'homme était donné l'intelligence, la raison, le pouvoir, à la femme le plaisir du ménage et d'assouvir les désirs sexuels de sa moitié. Pourquoi les femmes sont-elles toujours cantonnées à leur rôle domestique ?

Condorcet disait que la prétendue infériorité de la femme n'était due qu'à son manque d'éducation, Diderot lui dénonçait  "la cruauté des lois civiles" qui empêchent les filles de sortir de leur condition. La différence des sexes entre hommes et femmes les empêche t-elle d'être égaux en droits ? Même dans la grammaire, le masculin l'emporte sur le féminin... Que dirait Simone de Beauvoir de voir que rien n'a vraiment bougé depuis 1970 ?

Aujourd'hui, la femme est au centre de la presse et défraye la chronique par son impertinence, ses provocations, ses revendications à être reconnue non plus comme un objet sexuel mais comme l'égale de l'homme. Elle réclame des droits à diriger sa vie professionnelle et privée sans devoir toujours faire la preuve qu'elle est aussi responsable et qualifiée que n'importe quel mâle.

De nos jours avec la théorie du genre, qui vise à démontrer que la différence entre fille et garçon n'est pas seulement biologique mais le résultat d'un système éducatif, social et culturel, on remarque plutôt que les femmes sont encore considérées comme inférieures aux hommes et que l'inégalité des sexes dans le travail est toujours d'actualité ! A quand la suppression de la journée de la femme ?