Honoré D'Urfé

citation Honoré d'Urfé
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Honoré d'Urfé, né le 11 février 1567 à Marseille et mort le 1er juin 1625 à Villefranche-sur-Mer, Comte de Châteauneuf, Marquis du Valromey, seigneur de Virieu-le-Grand, est un écrivain français et savoisien, auteur du premier roman-fleuve de la littérature française, L'Astrée.« L'Astrée » d'Honoré d'Urfè marque un tournant dans l'histoire du sentiment amoureux : c'est le dernier grand monument élevé en l'honneur de l'amour courtois, mais on y entend déjà les voix nouvelles du libertinage. Ces stances tirées de ce roman pastoral prennent bien la tradition à rebours. On a maintenant la franchise de se dire inconstant. On est sous l'empire de l'irrésistible loi du changement.Né à Marseille dans une famille noble originaire du Forez, alliée à la Maison de Savoie par sa mère (Renée de Savoie-Tende) venue alors à Marignane pour traiter de ses affaires avec Françoise de Foix, Honoré d'Urfé fait ses études chez les jésuites. Homme d'action, il prend parti pour la Ligue catholique et reste à jamais fidèle au duc de Nemours.Honoré d'Urfé est célèbre comme auteur de « L'Astrée » et pour sa longue aventure (malheureuse) avec Diane de Chenillac qu'il épousa après vingt-deux ans d'attente (elle avait épousé son frère). L'union n'est pas des plus heureuses. Après avoir divorcé, Honoré d'Urfé se retire en Italie, revient vivre dans le Forez où il écrit L'Aslrée qui fut le bréviaire de l'amour mondain.Romancier, connu et reconnu comme tel, Honoré d'Urfé a, avec L''Astrée, fait véritablement entrer le roman en littérature. L'influence de l'?uvre est, à cet égard, parfaitement attestée par les nombreuses rééditions qui se succèdent tout au long du siècle et par les multiples suites qui proposent aux leâeurs avides de connaître la fin des aventures d'Astrée et de Céladon ce dénouement que le romancier n'avait pu apporter, étant mort avant d'avoir achevé un roman dont la publication, de livre en livre, avait déjà duré près de vingt ans. Or, tout au long de ce roman fleuve, qui se déroule avec la sinuosité même qu'offre le cours de la petite rivière du Lignon qui lui sert de décor, le romancier, outre l'extrême variété de techniques narratives qu'il met en jeu, parsème aussi son récit de pièces poétiques diverses ?? chansons, villanelles, sonnets, stances ?? qui non seulement se nourrissent des thèmes pastoraux et pétrarquistes, ainsi que des idéaux courtois et du néo-platonisme qui forment le substrat formel et idéologique du roman, mais développent aussi de façon plus légère, et avec des grâces et des recherches d'expression qui en font le charme, une sorte de liberté de vivre et d'aimer que la société galante du temps appréciera tout particulièrement.Venu au monde dans une famille noble forézienne alliée à la maison de Savoie, Honoré d'Urfé étudie chez les jésuites et restera toute sa vie fidèle à la Ligue catholique et à son ami le duc de Nemours. Nommé lieutenant-général au gouvernement de Forez par Nemours à l'âge de 27 ans, cet homme d'action épouse quatre ans plus tard, le 15 février 1600, Diane de Châteaumorand, sa belle-soeur après avoir rompu son mariage avec Anne d'Urfé. Installé en Savoie, il s'intéresse dès lors à la vie savante de sa région mais commence surtout à écrire et principalement des poèmes.Auteur d'un poème pastoral, sans doute écrit vers 1604 La Sireine, il défend les théories platoniciennes de l'amour dans les ?pîtres morales (1603).Honoré d'Urfé n'a laissé aucun autre travail littéraire d'importance, même si l'on peut citer La Savoysiade, un recueil de poèmes en 1609 ou encore La Sylvanire ou la Morte-vive, pièce de théâtre pastorale publiée l'année de sa mort, en 1625. L'Astrée est donc l'oeuvre de sa vie.


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