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On dit que l'espoir fait vivre... oui, car l'espoir ouvre la porte à notre imagination, à nos rêves.
On espère tous une vie meilleure, mais l'espoir c'est aussi la peur que nous avons dans l'ignorance de l'avenir immédiat. 

Nous sommes dans l'attente confiante mais aussi dans la crainte de ne pas réussir notre vie comme nous l'avions imaginée. Comme le disait Baruch Spinoza : "La peur ne peut se passer de l’espoir et l’espoir de la peur".

Et à force d'avoir peur nous n'avançons pas dans la vie et nous n'entreprenons rien, dixit  Benjamin Franklin : "Tel qui vit d’espoir, meurt à jeun.". C'est en se projetant, en se réalisant que nous pouvons avoir une vie conforme à nos espérances.

L'animal, contrairement à nous n'a pas d'espérance, il vit au jour le jour car il n'a pas d'imaginaire.

L'espoir demande des résultats à court terme : on espère qu'il va faire beau, on espère qu'on sera reçu à tel examen, qu'on gagnera au loto, qu'on aura tel poste de travail etc...

L'espérance implique une foi inébranlable en l'avenir, une confiance absolue en l'avenir.

L'espérance est plus fort que l'espoir car elle n'est pas liée aux événements alors que nous avons recours à l'espoir quand nous en avons besoin : "Au-dessus de l'attente est l'espérance, plus généreuse que l'attente, parce qu'elle renonce à la détermination des espoirs immédiats et des calculs inquiets pour offrir une large confiance inconditionnelle à un avenir accepté comme foncièrement bon. Elle implique un acte de foi métaphysique dans la qualité et dans la signification du temps, et, par lui, un désarmement intérieur, un abandon apaisant et actif." écrit Mounier.